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OULED FAYET: Une démolition et des interrogations |
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SOURCE: HEBDO D'ALGER
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27-10-2007 |
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N°74 - 2006
C'est donc à la veille du 1er novembre que les bulldozers ont «investi » cette coopérative immobilière d’Ouled Fayet pour la raser devant les souscripteurs éberlués et impuissants face à la force publique. Il n'est pas question pour nous autres, scribes préposés à l'information, d'outrepasser nos prérogatives et de nous ériger en juges donnant raison aux uns et tort aux autres, mais à l'instar de n’importe quel citoyen, posons nous la question toute bête de savoir comment peut-on détruire comme ça 464 appartements en voie de finition dans un pays en proie à une crise de logement chronique ? Qu’est-ce qui est donc prioritaire dans cette action ? Sauvegarder une terre inculte promue au royaume de Dounia Park ou loger quelques centaines de familles dans une conjoncture où le moindre habitat fait l’objet de toutes les tractations, à tel point que le deux-pièces en lointaine banlieue se négocie à prix d’or ? Si on s’amusait à recenser tout l’habitat illicite, ce sont des villes entières qui seraient à détruire. Mais compte tenu de l’ébullition sociale et des velléités manifestes des populations à occuper le bitume pour la moindre liste de logements sociaux affichée, les pouvoirs publics ont sagement mis un bémol en laissant dormir au fond des hangars les bulldozers. C’est le prix de la paix sociale, comme on dit et, sans tomber dans le laxisme, il faut reconnaître que l’Etat, dans toute sa composante, a fermé l’oeil ces dernières années sur ce qu’il convient d’appeler la construction anarchique. Et dans les cas de «rasage» de bidonvilles ou d’habitats «spontanés», les autorités ont toujours pris soin de reloger les squatters. Alors, que signifie cette opération d’Ouled Fayet ? Et qui a donné l’ordre de raser autant de logements préachetés ? N’y avait-il donc que cette issue extrême, quitte à ruiner des centaines de pères de familles qui ont mis toutes leurs économies dans l’acquisition de ces appartements ? De plus, cet empressement à détruire quatre blocs , de surcroît à l’orée d’un long week-end , voilà qui donne lieu à toutes les supputations. Cet acte aurait pu trouver une autre issue, dont celle de taxer très chèrement le promoteur et laisser ces pauvres bougres réaliser ce rêve modeste et fou : avoir un chez-soi. K. A. |
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Dernière mise à jour : ( 27-10-2007 )
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FLASH SPECIAL EXPRESS |
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Le promoteur immobilier condamné à 5 ans de prison |
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Le promoteur Belkadi a été condamné à cinq ans de prison ferme. Il est astreint, en outre, par décision de justice à rembourser aux plaignants l’intégralité des sommes qu’ils ont avancées dans le cadre de la vente sur plan et à leur verser individuellement 200 000 dinars de dommages et intérêts. Un mandat d’arrêt a été ordonné à l’encontre du principal accusé qui n’a pas assisté à l’audience pour entendre le verdict. Il était poursuivi pour escroquerie et abus de confiance. Finalement, il a été innocenté du deuxième chef d’inculpation. Pour rappel, 464 familles ont souscrit à la promotion immobilière El-Bordj qui leur proposait des logements à Ouled-Fayet aux prix subventionnés par l’État. Il s’est avéré, au bout de quelques mois, alors que les immeubles prenaient forme que de nombreuses anomalies et entorses à la réglementation émaillaient l’entreprise, dont absence de permis de construire, litige sur le terrain et implantation des tours dans une zone non urbanisable. Le 2 novembre 2006, après l’aboutissement d’une procédure en justice enclenchée par les services de l’urbanisme et de l’APC, les logements finis à 60% ont été détruits à coups de bulldozers, dans une ambiance électrique induite par la colère des familles ayant investi dans le projet. Les quelque 200 souscripteurs, qui ont déposé une plainte contre le promoteur immobilier pour escroquerie et abus de confiance, ont accueilli, hier, le verdict du tribunal de Bir-Mourad-Raïs avec soulagement et espoir de récupérer effectivement l’argent qu’ils ont mis dans l’acquisition d’un logement. C’est-à-dire, entre 700 000 et 1 million de dinars. Souhila Hammadi Journal: LIBERTE |
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