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Un cri de détresse..... et un de plus
SOURCE: AR   
09-03-2008
Nous avons reçu ce cri de détresse et le publions in extenso.

 

Messieurs,
Je ne sais à qui m'adresser pour lancer cet appel de détresse que je forme ici et que vous lance comme une bouteille à la mer. Peu-être serez-vous cet être salvateur qui fera entendre un cri de détresse d'une famille entière qui n'a plus ce repère essentiel, celui de sa maison familiale.
J'ai vécu dans un appartement avec ma famille dans un immeuble du 20 bld Ourida Meddad à
Alger. Cet immeuble était déjà très vieux et il a subi de grands domages lors du séisme de 2003. Cela a amené les autorités à évacuer toutes les familles, à les mettre dehors sans aucune mesure de relogement décente à l'exception de quelques classes d'une école qui ont été mises à leur disposition.
Cette situation inhumaine dure depuis 4 ans. Ma famille s'est déchirée et dispersée. Mon frère aîné vit seul comme un clochard dans une salle de classe, sa femme s'est réfugiée chez ses parents avec ses enfants. Le couple est à présent disloqué, ils n'ont plus rien, ils ont tout perdu, leurs biens matériels et leur vie de famille est complètement détruite.
Ma mère, âgée et malade, ma soeur divorcée âgée de 50 ans et le plus jeune de mes frères (45 ans, souffrant de déséquilibre psychologique) sont hébergés par mon frère cadet à Blida. Ils n'ont plus d'adresse, plus de repère et rien qui leur appartienne en dehors de leur souffrance.
Je vis en France avec mes 3 enfants mais notre terre et nos racines sont en Algérie, à Alger, dans la maison de mes parents là où nous avons tous vécu. A présent, je n'ai plus où aller et mes enfants non plus. Nous avons été spoliés de notre pied-à-terre, la maison de nos parents et rien n'a été fait pour tenter de réunir à nouveau cette famille dispersée. Est-ce juste ? Que font les pouvoirs publics ?
Se rendent-ils compte de la gravité d'une telle souffrance que l'on inflige à une famille qui n'a pas de piston ni de passe-droit ?
Je vous prie de m'aider à porter haut et fort ce cri de détresse que j'adresse aux hommes du pouvoir qui ferment les yeux devant la détresse de ceux qui n'ont aucun moyen de se faire entendre.
Merci de les entendre et de faire porter leur voix. Qui sait ? J'ose encore croire que dans mon pays, il existe encore des valeurs humaines et une justice pour les plus démunis.
Avec tous mes remerciements.
 

Dernière mise à jour : ( 16-03-2008 )
 
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FLASH SPECIAL EXPRESS
Le promoteur immobilier condamné à 5 ans de prison

Le promoteur Belkadi a été condamné à cinq ans de prison ferme. Il est astreint, en outre, par décision de justice à rembourser aux plaignants l’intégralité des sommes qu’ils ont avancées dans le cadre de la vente sur plan et à leur verser individuellement 200 000 dinars de dommages et intérêts. Un mandat d’arrêt a été ordonné à l’encontre du principal accusé qui n’a pas assisté à l’audience pour entendre le verdict.

Il était poursuivi pour escroquerie et abus de confiance. Finalement, il a été innocenté du deuxième chef d’inculpation. Pour rappel, 464 familles ont souscrit à la promotion immobilière El-Bordj qui leur proposait des logements à Ouled-Fayet aux prix subventionnés par l’État. Il s’est avéré, au bout de quelques mois, alors que les immeubles prenaient forme que de nombreuses anomalies et entorses à la réglementation émaillaient l’entreprise, dont absence de permis de  construire, litige sur le terrain et implantation des tours dans une zone non urbanisable.
Le 2 novembre 2006, après l’aboutissement d’une procédure en justice enclenchée par les services de l’urbanisme et de l’APC, les logements finis à 60% ont été détruits à coups de bulldozers, dans une ambiance électrique induite par la colère des familles ayant investi dans le projet. Les quelque 200 souscripteurs, qui ont déposé une plainte contre le promoteur immobilier pour escroquerie et abus de confiance, ont accueilli, hier, le verdict du tribunal de Bir-Mourad-Raïs avec soulagement et espoir de récupérer effectivement l’argent qu’ils ont mis dans l’acquisition d’un logement. C’est-à-dire, entre 700 000 et 1 million de dinars.

Souhila Hammadi

Journal: LIBERTE 

 
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