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LES BENEFICIAIRES PROTESTENT CONTRE LA DEMOLITION DU PROJET “BELKADI”
Par Faiza N. Une centaine de personnes ont bloqué, hier, l’axe autoroutier qui relie Chéraga à Ouled-Fayet, pendant plusieurs heures de la matinée après que les responsables locaux de la daïra de Chéraga, notamment, le wali-délégué de la circonscription, eurent refusé de les recevoir. Après s’être rassemblés devant le siège administratif, les manifestants qui ont été dispersés par les forces de police anti-émeutes, n’ont trouvé d’autre recours que de couper la route à la circulation pour crier leur colère et leur désarroi, suite au lancement de l’opération de démolition du projet des 465 logements de la promotion immobilière Belkaïd dont ils étaient les bénéficiaires. Le projet en question, sis aux Grands-Vents, dans la circonscription de Chéraga, qui a démarré en 2004, connaît un taux de réalisation de 65 %, ce qui représente un investissement de 50 milliards de centimes, financés par les futurs propriétaires à hauteur de 150 à 200 millions de centimes chacun. Selon les échos qui nous sont parvenus, c’est le wali-délégué qui aurait donné le feu vert pour la démolition de cet important projet immobilier pour motif de non conformité de certains documents administratifs du promoteur. N’ayant pu joindre le responsable en question pour de plus amples explications sur cette affaire, les protestataires ont sollicité l’intervention du président de la République, du Chef du gouvernement et d’autres hauts responsables du pays, car estimant que “cette démolition n’avait pas lieu d’être puisque le wali-délégué aurait pu demander, tout simplement, l’arrêt des travaux en attendant la régularisation de la situation du promoteur, du moins si celui-ci est réellement en situation irrégulière”. Une solution qui aurait évité toutes ces pertes, estimées à des milliards, et réduire à néant le rêve de ces centaines de familles, au moment même où l’Algérie tente de trouver des solutions et des formules diverses pour en finir avec l’une des plus grandes crises dont souffre le pays depuis l’indépendance, à savoir la crise de logement. Rejetant complètement l’éventualité d’un remboursement, les protestataires réclament l’arrêt immédiat de l’opération de démolition qui a commencé jeudi, et demandent la régularisation de la situation administrative du promoteur afin que le projet puisse se réaliser sans problème ni affront. Mais, avec cette affaire, l’on constate, malheureusement, que les promotions immobilières en Algérie sont loin d’être une expérience réussie, en dépit des textes de loi régissant le domaine. En effet, avec les nombreux problèmes, qui surgissent à plusieurs niveaux, que rencontrent soit les promoteurs, soit les bénéficiaires ou les pouvoirs publics, force est de constater que le recours à cette formule, pourtant très prisée ailleurs, s’avère une aventure des plus risquées, car, si ce ne sont pas les obstacles administratifs, il y aura, certainement, d’autres imprévus qui remettront en cause tout le projet. Cela, sans compter les risques d’escroquerie qui sont, d’ailleurs, des cas très répandus, à l’instar de la promotion “El-Djamila” d’Hydra, ou celle d’une de certains “samsar” qui ont disparu avec l’argent des bénéficiaires, laissant les projets en plan. En présence de tous ces cas, les autorités compétentes doivent nécessairement revoir les textes de loi qui régissent cette activité, de sorte à mieux protéger les citoyens qui se retrouvent, souvent, en situation de victimes. F. N. |